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Les 7 pièges d’une ligne de vie ou d’un point d’ancrage

La loi de la CSST prévoit qu’au Québec, tout bâtiment faisant plus de 3 mètres de hauteur doit être équipé d’une protection anti-chute lorsque la maintenance du toit nécessite de s’approcher à moins de deux mètres du bord. Si la ligne de vie et les points d’ancrage protègent le travailleur en hauteur, ils ont leurs limites.

Le fonctionnement de la ligne de vie et du point d’ancrage

La ligne de vie est un dispositif de sécurité constitué au minimum de deux points d’ancrage entre lesquels est tendu un câble ou une corde. Lorsqu’il est amené à travailler en hauteur, l’utilisateur, muni d’un harnais, s’attache directement à la ligne de vie pour se sécuriser contre les risques de chute. La ligne de vie est équipée d’un absorbeur d’énergie permettant d’amortir les impacts aux extrémités en cas de chute.

 

Les points d’ancrage peuvent être fixes ou à corps mort: en fonction des modèles, ils sont adaptés au béton, à l’acier, aux toitures, de style spéciaux de poteaux, ou autoportants. Les points d’ancrage offrent un point de fixation sécurisé suffisamment résistant pour arrêter l’utilisateur puis le retenir en cas de chute.

 

Ces deux dispositifs ne présentent malheureusement pas que des avantages :

  1.   Contrairement aux plateformes de travail et aux garde-corps, ils ne permettent pas d’empêcher les chutes, mais limitent simplement leur hauteur
  2.   S’ils sont installés au-dessous du niveau de la tête, ils augmentent la hauteur de chute libre et l’énergie du choc.
  3.   Lorsque les points d’ancrage se trouvent à proximité de parties tranchantes, le système d’arrêt des chutes peut être endommagé
  4.   Si l’un des éléments d’ancrage, de liaison ou de préhension du corps est modifié ou altéré du fait de la chaleur ou de l’usure, ou si l’équipement est mis en place de manière incorrecte, tout le dispositif s’en trouve affaibli
  5.   La ligne de vie comme le point d’ancrage n’éliminent pas le risque de la chute d’objets
  6.   L’utilisateur d’un point d’ancrage ou d’une ligne de vie ne doit jamais être seul
  7.   Les essais de résistance sur les points d’ancrage sont rarement effectués.

 

Les systèmes de Fall Arrest

 

 

Contrairement aux systèmes de Fall Restraint qui limitent les conséquences de la chute, les systèmes anti-chute Fall Arrest permettent de prévenir les chutes.

Lorsque le travail en hauteur est inévitable, on étudie la mise en place de systèmes anti chute qui garantissent la meilleure sécurité en privilégiant les mesures de protection collective. Il peut s’agir par exemple :

  • D’un garde-corps qui évite les chutes de hauteur et délimite une zone dangereuse
  • D’un échafaudage
  • D’une plate-forme qui permet de travailler sur un plan de travail sécurisé
  • D’un escalier qui offre un accès sécurisé

On utilise de préférence des installations permanentes.

 

Ce n’est que lorsqu’il y a impossibilité technique de mettre en œuvre les mesures de protection collectives suffisantes pour assurer la sécurité des travailleurs que l’on envisage le recours à des systèmes d’arrêt de chute.

Le travail en hauteur comporte de gros risques et les chutes qu’il entraîne restent la première cause de blessures graves et de décès dans les accidents du travail. Les équipements de protection individuels permettent seulement de sécuriser l’utilisateur en cas de chute et non de prévenir les chutes: ils ne doivent en aucun cas remplacer les protections collectives permettant de limiter les risques de chutes mais être utilisés en complément quand ce dispositif est impossible à mettre en place ou ne suffit pas à assurer la sécurité.

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